Bonne nouvelle : Améliorer la concentration au travail ne nécessite pas forcément une refonte complète. Dans bien des cas, des ajustements ciblés au sein des aménagements existants suffisent : petites zones de retrait, meilleure acoustique, zonage plus clair ou simples consignes de comportement. Le dernier Sedus INSIGHTS, « Focus in the Office », explore comment les lieux de travail peuvent mieux soutenir la concentration dans des environnements de travail hybrides et pourquoi l’attention est devenue l’une des ressources les plus précieuses de la culture de bureau actuelle.
1. Créer de petits espaces de retrait
Toute tâche nécessitant de la concentration n’exige pas une pièce entièrement fermée. Souvent, les collaborateurs ont simplement besoin d’un endroit qui paraît un peu plus protégé qu’un poste de travail standard au milieu de l’open space.
Des assises semi-fermées, de petites alcôves ou des zones plus calmes en périphérie du bureau peuvent déjà faire une différence notable. Les recherches sur l’« espace péripersonnel » montrent que la concentration s’améliore lorsque les personnes se sentent plus maîtres de leur environnement immédiat.
Parmi les solutions efficaces :
- Assises semi-fermées
- Mobilier à dossier haut
- Petites niches de concentration
- Postes éloignés des flux de circulation
- Mobilier avec protection visuelle et acoustique intégrée
L’objectif n’est pas l’isolement total, mais un sentiment de calme renforcé dans l’environnement ouvert.
2. Réduire les distractions visuelles
Les distractions au bureau ne sont pas uniquement causées par le bruit. Les mouvements constants dans le champ périphérique ou les postes exposés en permanence maintiennent également le cerveau en état d’alerte.
C’est pourquoi les zones de travail concentré n’ont pas nécessairement besoin d’être entièrement fermées. Dans bien des cas, de subtiles limites visuelles suffisent à créer une atmosphère plus calme. Les concepts spatiaux qui équilibrent ouverture et protection soutiennent la concentration bien plus efficacement que des aménagements totalement exposés.
Interventions simples :
- Écrans mobiles
- Plantes comme séparateurs d’espace
- Étagères pour le zonage
- Rideaux
- Hauteurs de mobilier variées
- Panneaux acoustiques efficaces
Particulièrement dans les bureaux existants, ces éléments flexibles peuvent améliorer la concentration sans modifications structurelles majeures.
3. Considérer l’acoustique comme un facteur clé pour la concentration
Le bruit demeure l’un des principaux défis dans les environnements de bureaux ouverts. Selon les études citées dans la publication, 58 % des employés se sentent régulièrement dérangés par les conversations ou les appels sur leur lieu de travail.
Il est important de noter que le problème ne tient pas qu’au niveau sonore : la parole capte automatiquement l’attention, même quand nous essayons de l’ignorer.
De petites améliorations acoustiques peuvent déjà avoir un fort impact :
- Moquettes et rideaux
- Matériaux absorbants
- Mobilier acoustique
- Zones silencieuses dédiées,
- Séparation claire entre les zones collaboratives et les zones de concentration
L’intérêt croissant pour les ambiances sonores biophiles et les environnements acoustiques adaptatifs qui soutiennent à la fois la concentration et le bien-être est notable.
4. Délimiter les espaces de façon plus claire
On s’attend souvent à ce que les open spaces accueillent tout à la fois : travail concentré, collaboration, réunions et interactions sociales. Cela les rend souvent exigeants sur le plan cognitif.
Une approche plus efficace consiste à organiser les lieux de travail autour de différents modes d’attention. Cela ne nécessite pas forcément plus d’espace – mais requiert une logique spatiale plus claire.
Stratégies utiles :
- Zones plus calmes le long de la façade
- Zones collaboratives au centre de l’espace
- Postes de concentration éloignés des principales voies de circulation
- Transitions graduelles entre zones actives et zones calmes
- Zones de concentration partagées ou environnements de type bibliothèque.
Le principe sous-jacent est simple : chacun doit pouvoir choisir l’environnement qui soutient le mieux la tâche à accomplir.

5. Ancrer la concentration dans la culture d’entreprise
Peut-être que la mesure la plus efficace est aussi la plus simple : établir des consignes comportementales claires.
Même la zone de concentration la mieux conçue échouera si des personnes y continuent de prendre des appels ou d’y tenir des conversations spontanées. La concentration est influencée non seulement par l’espace lui‑même, mais aussi par les habitudes organisationnelles et la culture du lieu de travail.
Exemples concrets :
- Zones silencieuses clairement définies
- Rèlges claires pour les appels téléphoniques
- Périodes sans réunions
- Sessions de concentration partagées au sein des équipes
- Appels vidéo limités à des espaces dédiés.
Un exemple particulièrement intéressant est l’espace bibliothèque de Start it @KBC, où s’appliquent des règles simples mais claires : pas d’appels, pas de distractions, pas d’interruptions.

Conclusion : Une meilleure concentration commence souvent par de petits changements
Créer des espaces qui favorisent la concentration ne nécessite pas forcément un nouveau bâtiment ni une refonte complète des bureaux. Dans de nombreux cas, des ajustements réfléchis au sein des aménagements existants peuvent déjà transformer l’expérience de travail en open space.
L’essentiel est de reconnaître que différentes tâches exigent des environnements différents – et de concevoir des lieux de travail qui permettent aux personnes de choisir où et comment elles travaillent le mieux. C’est de plus en plus ce qui définit la véritable qualité du design de bureau contemporain. Vous pouvez en savoir plus sur ce sujet fascinant dans Sedus INSIGHTS N° 20.
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